Les petits zèbres (surdoués)

Que sont les enfants à haut potentiel ?

Parmi les enfants qui échouent à l’école, on trouve des enfants à haut potentiel. Alors que de grandes aptitudes les caractérisent, ils ne parviennent pas à satisfaire les attentes demandées par notre système scolaire.

Cette situation génère, chez les surdoués un grand sentiment d’injustice, et au sein de la société une grande incompréhension. En effet, les raisons de cet échec restent floues et ont peu suscité l’intérêt des chercheurs, des décideurs et des professionnels de l’éducation au XXème siècle. Car le politiquement correct oblige à ce qu’on vienne en aide à ceux qui semblent les plus démunis intellectuellement et que l’on ignore, ou pire que l’on envie ceux qui semblent avoir tout reçu…

Aujourd’hui, on trouve quelques publications scientifiques sur la question, dont un certain nombre m’ont permis de rédiger ce dossier (Cf. bibliographie), et des ouvrages, un peu plus nombreux, écrits le plus souvent par des psychologues spécialisés, qui vont vulgariser le travail de leurs confrères afin de mener les enfants et les adultes surefficients sur le chemin de la réussite…et de l’acceptation de soi (car la réussite passe avant tout par une acceptation de de son identité et de sa personnalité).

Dans cette partie, je présenterai tout d’abord qui sont ces petits zèbres, puis en quoi consistent leurs « rayures ».

Présentation des petits zèbres

On sait aujourd’hui que les raisons qui font qu’un enfant est surdoué ou non sont liées à la génétique et au hasard. On retrouve fréquemment dans l’ascendance de l’enfant, un parent ou grand parent surdoué. Car une petite part de cette surdouance se transmet par les gènes, tout le reste n’est que le fruit du hasard. Bien qu’il ait déjà été observé des cas de surefficience mentale acquise ou adaptative, c’est mère Nature qui décide qui sera surdoué (ou pas) au moment du développement embryonnaire du bébé –plus précisément quand il faut « implanter » le centre de raisonnement dans un des deux hémisphères cérébraux, car tous les surdoués ont un « cerveau droit », mais tous les cerveaux droits ne sont pas surdoués.

Ainsi, on retrouve à peu près le même nombre de surdoués partout et tous les pays sont concernés.

Selon le critère de QI retenu (QI ≥ 130 ou 125 points ; moyenne = 100 ± 15 points), 2 à 5 % d’enfants sont reconnu précoces en France ; soit environ 561 2253 enfants. Un score de QI de 125 correspond à une avance de 1 an à 4ans, et un QI de 130 à une avance de 2 ans à 8 ans.

Le parcours scolaire de ces enfants est souvent chaotique, l’école est vécue comme un lieu de souffrance psychologique, ils sont très vulnérables sur le plan psychique, car anxieux et hypersensibles.

Être surdoué ne signifie pas, comme le laisse penser ce terme, être quantitativement plus intelligent, mais penser différemment. Un peu comme s’ils disposaient d’un ordinateur dernier cri branché en haut débit à la place du cerveau, là où les enfants « normopensants » ont du matériel plus modeste. Dans son livre Je pense trop, comment maitriser ce mental envahissant, Christel Petitcollin qualifie le cerveau surefficient de formule 1.

Ce sont les formes spécifiques de son intelligence qui distingue le surdoué. En effet, c’est le mode de pensée et la structure de raisonnement qui sont particuliers. Et c’est cette singularité qui peut rendre difficile sa scolarité et son intégration dans la société.

La construction psychologique de l’enfant surdoué est particulière : la personnalité est marquée par une hypersensibilité, une forte réactivité émotionnelle et une affectivité envahissante. Cette forme d’intelligence grossit, amplifie et analyse dans le moindre détail tous les éléments de l’environnement.

Cette façon d’être branché au monde, constamment assailli par les émotions et combiné à leur imaginaire développé favorise une anxiété que leur raison ne peut maîtriser. Un enfant surdoué est donc un enfant psychologiquement vulnérable, et cela d’autant plus que leur développement affectif et émotionnel est davantage lié à leur âge réel qu’à leur âge mental.

Cela favorise une dyssynchronie interne (Cf. Partie 2), souvent caractéristique des enfants surefficients.

En raison de ces capacités, l’enfant surdoué se ressent comme différent et en décalage avec ses pairs. Cela va d’une part contribuer à la fragilité de son estime de soi, et d’autre part entrainer la création de mécanismes de défense, le plus souvent intellectuels. Cette « défense par la cognition » passe par une intellectualisation systématique de tous sentiments et réactions, aboutissant à une construction identitaire où la composante affective est réprimée par la composante intellectuelle.

Nous avons vu quels sont les liens que partagent les surdoués avec la société, allons maintenant voir ceux qu’ils entretiennent avec la science, car la surefficience mentale prend sa source dans le cerveau, et plus précisément dans l’hémisphère droit de l’encéphale. Petites explications de biologie de l’encéphale.

Quelques données sur les zèbres:

Sur l’ensemble des enfants surdoués, on peut définir 2 groupes : ceux dont la surdouance est innée : ceux-là ne rencontrent en général que peu de problèmes psychiques mis à part les quelques difficultés abordées dans

la partie 2 ; et ceux dont la surdouance est acquise (c’est-à-dire résultante d’une adaptation à un environnement difficile : abandon affectif ou absence prolongée des parents, s’occuper d’un parent (grand – parent ou frère/sœur malade durant une période prolongée…)), pour ceux-là, les études ont montré qu’ils présenteront divers troubles tout au long de leur vie tels que : dépression, toxicomanie, délires paranoïaques, suicides… car ils semblent incapables de gérer cette surefficience mentale, développée par leur cerveau, car nécessaire à ce moment-là de leur existence, mais devenant ensuite handicapante.

Selon l’INSEE, la population française en 2012 (estimation à partir des données de 2009) est de 65 350 millions d’habitants, dont 16 035 millions d’enfants de moins de 20 ans (≈24,66%).

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