La pédagogie de Maria Montessori

« Une pédagogie de l’autonomie  » L’Enfant, Desclée de Brouwer, 1935 réédité en 2010, de Maria Montessori, est un ouvrage scientifique adressé aux pédagogues puisqu’il délivre sa méthode pédagogique.

 

Cet ouvrage traite de l’enfant de 0 à 6 ans. Maria Montessori tente d’y comprendre la construction de son savoir et la méthode pédagogique à mettre en place pour développer cette construction. Elle n’hésite pas à se confronter avec les méthodes traditionnelles. Cette ouvrage va alors nous permettre de rentrer dans la pensée de Maria Montessori et d’en comprendre ses mécanismes.

Philippe Mérieu nous permet de compléter nos propos et aussi de voir l’actualité de la pédagogie Montessorienne grâce à son ouvrage, Maria Montessori, en 2001 qui présente la vie de Montessori, son œuvre et son actualité. Nous verrons dans un premier temps, ce qu’est un enfant pour Montessori, par quels stades passe t-il et quel est l’objectif du savoir. Puis nous verrons comment Maria Montessori construit sa méthode pédagogique afin de délivrer savoir en voyant notamment le rôle de l’ambiance et de l’éducateur et les valeurs pédagogiques.

Enfin, nous nous intéresserons à la critique vis à vis de l’éducation traditionnelle et nous verrons ce qu’il reste aujourd’hui de Maria Montessori. Tout d’abord, nous pouvons nous intéresser à l’enfant. Il s’agit du fondement de sa théorie car Montessori commence par observer l’enfant avant de théoriser un modèle pédagogique.

Il est donc nécessaire de comprendre ce qu’est l’enfant pour Montessori pour comprendre sa théorie. Maria Montessori définit l’enfant comme un être unique, égal à l’adulte et qui possède (1935) « un esprit créateur ». L’enfant développe et perfectionne une énergie naturelle, « une force intérieure » (1935).

Grâce à cela, l’enfant va apprendre par lui-même, elle l’explique (1935) par « L’esprit est tendu vers la réalisation de soi-même ». Mais c’est aussi grâce à un milieu approprié et l’amour de l’éducateur qui lui offrent les conditions nécessaires à son développement, sans entrave. Cet apprentissage répondrait à un besoin de vie et de croissance.

On sent l’influence de Rousseau disant que l’enfant nait à l’état de nature, libre, heureux et sage. Ensuite, on peut analyser comment Maria Montessori pense la manière dont l’enfant construit son savoir. De son observation, Maria Montessori définit des stades de la construction du savoir car elle constate que (1935) « L’embryon intellectuel comporte un plan de développement ». Ce sont ce qu’elle appelle (1935) « des périodes sensibles » ou « créatrices » ou encore « l’esprit absorbeur ». Il s’agit de moments de développement psychique où l’enfant ressent des besoins émotionnels, spirituels, physiques et psychiques propres à chaque période. Ces besoins sont des caractères déterminés que l’enfant souhaite acquérir afin de croitre.

Il les acquière dans une dynamique, par exemple un besoin physique permet le développement intellectuel. Il est alors guidé par sa force intérieure pour trouver les moyens nécessaires à l’assouvissement de ses besoins. Durant cette poussée, l’enfant absorbe les choses permettant d’assouvir son besoin et ignore les autres.

Pour Montessori (1935), « L’enfant a une étincelle de vie, un potentiel humain » qu’il veut libérer pour s’épanouir. Une fois son besoin assouvis, l’enfant devient indifférent, comme-ci cela était devenu un trait naturel. L’évolution de la connaissance chez l’enfant se ferait par bonds avec une phase d’activité créatrice puis une phrase d’indifférence. Maria Montessori précise aussi que si l’enfant rate l’assouvissement d’un besoin, à cause notamment d’un obstacle, il ne peut y revenir.

C’est irréversible. La durée et l’heure de la venue des périodes sensibles peuvent varier d’un enfant à un autre. Pour que ses besoins soient assouvis, ils doivent d’abord être réveillés et ensuite s’exprimer librement grâce à son rapport à l’ambiance. La première période sensible débute à la naissance jusqu’à six ans en moyenne. C’est la plus importante. Dans cette période l’enfant a des besoins d’ordre, d’exploration et de langage, d’indépendance, de relation humaine et d’attention. Concernant l’ordre, l’enfant est sensible à l’ordre matériel et psychique et ses variations. Il remet à sa place tout ce qui a été dérangé jusqu’aux plus infimes détails. Il faut donc ce que Mérieu appelle (2001) une mêmeté (des bruits, de l’espace et des odeurs).

Ce besoin de l’ordre lui permet de reconnaître la place des objets, de se les remémorer, et de s’orienter. L’enfant apprend aussi à utiliser son outil le plus important qu’est la main qui permet l’activité et engendre la raison. Cette période sensible rencontre beaucoup d’obstacles car l’enfant évolue dans un milieu dynamique et désordonné. Pour l’exploration et le langage, il s’agit d’un besoin qui nait vers trois ans. Il va pouvoir explorer la culture. La dimension culturelle c’est en partie l’introduction au langage.

L’enfant apprend le langage de son groupe et ses usages. Puis, c’est le besoin de relation humain, d’attention et d’indépendance. C’est à ce moment là qu’il explore le groupe et apprend ses règles. Ainsi, dans cette première période, il fait l’acquisition des caractéristiques de l’être humain : Marcher, parler, agir (avec la main), développer une conscience morale et une identité. À six ans, Maria Montessori le qualifie (1935) de « nouveau-né social ». La seconde période va de six à douze ans.

Cependant, nous ne détaillerons pas cette période ni la suivante car elles sont très peu appliquées actuellement puisqu’il n’existe en majorité que des écoles maternelle Montessori et donc que la répercussion de son œuvre porte d’avantage sur l’enfant de zéro à six ans. Il s’agit des besoins de causes, effets et argumentations et le besoin de travailler en groupe. L’enfant veut questionner et regarder le monde. C’est là que commence l’apprentissage de l’histoire, la géographie, la physique, la géologie et la chimie. La dernière période, de douze à dix huit ans, c’est la recherche de l’identité sociale c’est-à-dire sa place parmi les adultes, ses pairs. Enfin, on peut se demander quels sont les objectifs des savoirs.

L’objectif général est de faire de l’enfant un homme heureux, concentré, autonome, sociable et cultivé. Pour cela il faut qu’il édifie son intelligence et sa personnalité. Maria Montessori est persuadée, guidée par une foi religieuse et le choc de la guerre, que sa pédagogie pourra transformer la société en permettant un monde pacifié. Pour elle, l’homme heureux, calme, concentré et cultivé est un homme qui ne désire que la paix. L’enfant serait le bâtisseur de l’avenir.

Elle vise les bases d’une démocratie pacifiée, un « bien être de la communauté » (1935). Ensuite, à chaque période sensible correspond des objectifs permettant l’objectif central. Pour le besoin de l’ordre, il s’agit de trouver son orientation dans la vie, ce que Mérieu définit comme (2001) « sa colonne vertébrale psychique ». Concernant le besoin d’exploration, il développe son langage pour parler du monde et le penser grâce à la culture. Pour le besoin de relations humaines, d’attention et d’indépendance il développe l’esprit de collaboration, de partage et de respect où chacun fait de son mieux mais pas mieux que l’autre.

Après avoir analysé ce que Montessori entend par l’enfant, on peut se demander comment pense t-elle une méthode pédagogique capable de donner les conditions nécessaires à sa formation ? Pour cela elle pense trois aspects. Tout d’abord une pédagogie du matérialisme, ensuite le rôle de l’éducateur et enfin des principes pédagogiques. Tout d’abord, on peut analyser le rôle de ce que Maria Montessori nomme (1935) « l’Ambiance ». Il s’agit d’un milieu où l’enfant peut s’exercer et découvrir le monde seul grâce à des situations.

Cette ambiance est bénéfique à l’enfant qui va éveiller et développer ses périodes sensibles de façon autonome. L’ambiance est un moyen pédagogique devant contenir les moyens pour faire les acquisitions aux périodes dites. Maria Montessori nous dit (1935) « S’il n’y a aucun obstacle entre l’âme et l’ambiance alors l’enfant ne souffrira d’aucun maux et se verra convertis vers une évolution certaine ». Cette ambiance regroupe des enfants dans un même espace pour engendrer un esprit de collaboration où les plus grands aident les plus petits. Mais elle peut devenir un obstacle si rien n’est aménagé.

L’environnement doit donc être spacieux pour s’y mouvoir à son aise afin que l’enfant prenne contact avec son ambiance. Le mouvement montre aussi la croissance de l’esprit car l’individu est en action dans sa construction. Maria Montessori dit que (1935) « C’est l’incarnation fonctionnelle de l’esprit créateur en animant l’outil (la main) pour réaliser l’action ». Elle insiste aussi sur la dimension naturelle en développant des potagers, des espaces verts fleuris. Le cadre est ordonné, propre, claire et neuf, ensoleillé. Pour elle, la beauté du lieu invite l’enfant à agir. Tout doit être attrayant, stimulant. En ce qui concerne les outils pédagogiques, Montessori reprend les outils destinés aux déficients pour en faire du matériel scolaire. Ces outils étant déjà repris d’Itard. Il s’agit de cubes, d’encastrement de cylindres, de système de bouliers, de puzzle de mots, etc…

C’est un matériel de vie pratique, de développement sensoriel et servant aux disciplines scolaiere. Il a pour but de faire passer par les sens des concepts intellectualisés. Ils sont spécifiques ce qui interroge car Maria Montessori pose comme condition la réflexion de l’enfant sur le monde. Or elle ne le met pas en situation réelle. Le matériel doit apprendre à être autonome, à faire seul ce que l’on n’arrive pas à faire au départ. Une autre innovation majeure dans le matérialisme pédagogique de Montessori c’est la réduction du mobilier à la taille des enfants.

Il doit être simple, pratique, clair, léger, fragile. Le but étant de pouvoir les déplacer et que l’enfant apprenne à contrôler ses mouvements pour éviter les tâches, les heurts, les bruits, les bris. Puis, on peut se demander quel est le rôle de l’éducateur si l’enfant est autonome dans son apprentissage ? Les éducateurs sont tous les adultes en charge de l’éducation d’un enfant. L’adulte doit commencer par respecter l’enfant avant même sa naissance. Cela signifie sa propre psychanalyse de ses défauts pour ensuite reconsidérer ceux de l’enfant. L’enfant est un être digne qui aime à se sentir respecter, responsable et égal.

Le maitre devra donc lui accorder sa confiance. Il doit également apprendre à connaître les stades de l’enfant pour les pressentir et les accueillir. À sa naissance, il doit lui apporter les soins physiques, émotionnels, spirituels et psychiques nécessaires, cela suppose d’observer l’enfant et ainsi produire une ambiance qui les assouvira. Cela est nécessaire pour éveiller les périodes sensibles. Le maitre est un médiateur entre l’enfant et l’environnement. Dans son rapport à l’enfant, il doit être selon Montessori (1935) « positivement le maitre de l’enfant » ce qui signifie individualiser le travail en prenant l’enfant où il en est et l’aider à progresser. Son autorité doit être « positive », idée de Rousseau, disant que la seule autorité de l’enfant est celle de la nature. L’enfant prend conscience de sa faiblesse face à un enseignant plus fort que lui. Il reconnaît donc positivement la force de l’adulte et lui confère l’autorité. L’autorité est alors naturelle et légitime. Ceci ne doit pas donner lieu à un sentiment de puissance pour le maitre mais au contraire, il doit traiter l’enfant comme son égal.

Il doit donc chasser les punitions et les récompenses. Si l’enfant craint le maitre, il perd toute initiative et donc l’éveil de ses périodes sensibles. L’enfant dont l’esprit créateur peut s’exprimer est tranquille, obéissant et ordonné. Cette ordre et cette discipline doivent engendrer la liberté. Enfin, nous pouvons nous interroger sur la manière dont l’enfant se comporte dans une situation d’apprentissage. Maria Montessori pose alors quatre grands principes. Tout d’abord, Maria Montessori cite l’exemple d’une enfant de trois ans, habituellement instable, qui manie l’encastrement de solides en répétant l’exercice quarante deux fois avec une concentration inébranlable.

De cette observation, Maria Montessori définie un premier principe pédagogique : L’enfant apprend par répétition de l’exercice. Puis, Maria Montessori observe des enfants qui se mirent au travail en se servant eux mêmes du matériel suite au retard de la maitresse. Cela justifia d’abord le fait d’adapter le matériel à la taille des enfants. Mais surtout cela posa le principe du choix des activités et de l’autogestion de l’ordre. Le fait de rendre responsable l’enfant de sa tâche et du matériel augmente son désir d’apprendre.

Cela va également dans le sens de l’individualisation du travail où chacun fait ce qu’il a envie parmi le matériel mis en place. Cette individualisation développe son autonomie, ce que Maria Montessori qualifie (1935) comme « apprend moi à faire tout seul ». Ensuite, le troisième principe est celui du silence. Suite à la présentation d’un bébé endormie, les enfants rentrèrent en exercice de méditation et Montessori conserva cette pratique en y ajoutant des exercices de mouvements qui visent à se mouvoir sans heurt, sans bruit, de manière souple et agile. L’enfant ainsi éveille sa concentration et son calme.

Enfin, le dernier principe c’est la méthode de lecture et d’écriture. Pour Montessori, l’écriture est la traduction littérale du langage parlé où une lettre correspond à un son. L’oral engendrerait l’écrit. L’enfant apprend d’abord à parler, puis il apprendrait l’alphabet, puis l’écriture des symboles puis la lecture. La lecture vient après l’écriture d’après Montessori. Elle justifie en disant que lire vient avec l’association de l’écriture : C’est transmettre ses pensées. Enfin, après avoir détaillé la pensée de Maria Montessori, on peut s’interroger sur les critiques qu’elle émet vis à vis de l’éducation traditionnelle et sur l’actualité de sa pensée.

Pour commencer, Maria Montessori émet des critiques sur l’éducation traditionnelle. Elle développerait des maux, « des déviations » ; « des caprices » (1935) car l’enfant est un être faible, ce qu’elle décrit comme (1935) « un lieu de confusion et de dérives » où l’adulte peut se servir de sa toute puissance pour l’affaiblir. L’action de l’adulte dévie l’enfant de son plan de développement. L’enfant devient alors agité, désordonné, fiévreux. C’est « les premières maladies de l’âme » selon Montessori (1935). Nous allons analyser ces maux et voir comment sa méthode tente de les guérir. Tout d’abord, il y a les enfants privilégiés qui naissent avec les meilleurs soins donc ils perdent le contact avec l’ambiance, rien ne les intéressent. Il faut trouver un moyen alors de les intéresser grâce à l’appréhension des périodes sensibles.

On a ensuite, les fuites qui prennent des formes multiples. Par exemple, l’enfant laisse une autre personne agir à sa place, l’enfant s’ennuie, l’enfant devient un imaginatif sans objectif, l’enfant est dépendant des jouets (qui ne développent ni concentration ni objectif pour Montessori). Dans ces cas, l’enfant est bien souvent intelligent mais désordonné, indiscipliné, agité, rêveur. Pour guérir cela, il suffit de rendre l’enfant acteur de son développement et de lui mettre à disposition des activités qui le recentre sur ses véritables besoins.

Viennent ensuite les barrières. C’est lorsque l’intelligence est réprimée ou restreinte par le découragement. L’enfant ne veut plus recevoir la connaissance alors qu’il en est capable. Maria Montessori ne donne pas de cause à ce découragement. On peut pourtant penser d’après la psychanalyse et notamment les apports de Freud que l’enfant a des désirs opprimés. Les barrières sont difficiles à soigner car l’esprit est fermé, tout est devenu ennemi et aversion. Puis on a le cas d’enfants attachants ou possessifs. Dans le premier cas, ce sont ceux qui sont dépendants de l’adulte. Ils développent une oisiveté entrainant « une dépression des énergies vitales et créatrices » (1935).

L’adulte est fautif car il devient esclave des désirs de l’enfant. Il faut sortir de cette relation nocive. La possession c’est le cas de l’attachement à l’ambiance. Sans ambiance, l’enfant se bat pour se nourrir de la moindre chose qu’il peut trouver. Il dit alors « je veux » et rentre en compétition et destruction. Il faut alors apporter une ambiance dite nourrissante. Ces deux déviations cachent une déviations plus globale qui est celle du pouvoir. L’enfant veut dominer.

Au contraire de l’enfant dominant, on a l’enfant dominé. L’adulte le méprise au point qu’il développe de multiple déviations comme le complexe d’infériorité, la peur, le mensonge. Dans le complexe d’infériorité, l’enfant est vu comme incapable. Cela le décourage et il perd confiance en lui, devient timide et craintif. Il faut alors lui redonner confiance. La peur vient de l’adulte qui donne des images de peur à l’enfant pour obtenir son obéissance.

Si l’enfant met en rapport la réalité et les concepts, il donne du sens et n’a plus peur. L’enfant devient alors téméraire et prudent. Quant au mensonge, la pire des trois autres déviations, il peut aller jusqu’à la confusion du faux et du vrai. Il est dû au fait que l’adulte ment par convenance.

L’enfant devient alors menteur à son tour. Il existe différentes formes de mensonges : Ceux qui cachent une autre vérité, ceux pour se défendre et ceux pour exprimer son imagination. Ils sont difficile à combattre. Il faut remettre du sens à la réalité en libérant l’esprit et en provoquant l’intérêt pour les choses. À la lecture de ces maux, on voit alors que la source est toujours la même : L’adulte. Ce dernier a soit méprisé l’enfant ou l’ambiance.

Il a voulu dominé l’enfant par orgueil et/ou ne lui a offert aucun cadre sécurisant. Son orgueil est de croire qu’il crée tout pour l’enfant et donc qu’il a le droit naturel de le dominer en tyran. C’est la pire passion pour Rousseau, reprit par Montessori. L’adulte ne répond pas aux besoins de l’enfant comme il le faudrait. Or bien souvent, on retrouve cet orgueil dans la pédagogie traditionnelle.

Pour Montessori, elle définit celle ci (1935) comme « une maladie ». C’est une éducation basée sur l’oppression, la transmission verbale, la mémoration, remplie d’obstacle, où l’enfant est passif. Bien souvent elle cantonne l’enfant à ce qu’il sait déjà ou lui propose des activités trop difficiles. Dans ces apprentissages, l’enfant n’exprime pas sa volonté. Tout cela diminue les possibilités de perfectionnement de l’enfant. Finalement, on peut se demander si sa pensée a eu des répercussions dans notre système éducatif actuel. D’abord, le mouvement Montessorien se poursuit aujourd’hui grâce au fils de Montessori.

Il se regroupe autour de l’association Montessori France qui a pour objectif d’aider à connaître les besoins de l’enfant pour l’accompagner dans sa croissance. On a aussi l’institut supérieur Montessori qui a pour objectif de former des professionnels à cette pédagogie. Il existe 4500 écoles Montessori dans le monde dont 52 en France. Toutes sont privées. Le mouvement s’est étendu aux assistantes maternelles et à toutes structures à visée éducative. Outre l’étendue du mouvement, l’héritage de Montessori est aussi présent dans beaucoup d’écoles dites traditionnelles. Partout a été adapté le mobilier à la taille de l’enfant. On a aussi retenu l’organisation des classes en coins. Beaucoup d’outils pédagogiques sont repris pour stimuler les sens.

Il y a une volonté d’utiliser ces outils pour suivre la progression de l’enfant. L’école reprend aussi l’apprentissage de la concentration. Aussi on voit des temps aménagés où l’enfant est libre de choisir son activité. Malgré tout, les moyens misent en place par Montessori sont bien souvent détournés de leur fin. La classe n’est pas entièrement gérée dans un esprit Montessori. Ainsi les outils deviennent bien souvent des contraintes, la liberté de choisir son activité entrainent une ingestion, les outils peuvent perdre leur valeurs éducatifs en devenant de simples gadgets. On tombe dans le travers de faire de la pédagogie Montessorienne pour faire de la pédagogie Montessorienne.

Une réflexion sur « La pédagogie de Maria Montessori »

  1. Beaucoup d’excellentes choses dans cet article. Toutes n’ont pas mon assentiment total, mais elles ont le mérite d’exister comme alternative à un enseignement manifestement en faillite.
    J’en parle d’expérience, ayant fondé, il y a 23 ans Schola Nova en Belgique. Le bonheur d’échapper aux idées préconçues est total. Je ne le regretterai jamais.

    Pr Stéphane Feye

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