Test du bonhomme chez l’enfant

 

Le test du Bonhomme

 

 

 

  • Choix du test du dessin du bonhomme

 

J’ai choisi de débuter l’entretien avec cet enfant par le test du Bonhomme édité par Jacqueline Royer. Celui-ci permettra à l’enfant de se saisir d’un support et médium commun et connu, à la portée ordinairement d’un enfant de 5 ans. Je pense que c’est une des possibilités du psychologue pour entrer pour la première fois en relation avec un enfant, pour entamer une relation de confiance et de respect, pour le mettre à l’aise avec quelque chose qu’il maîtrise et connaît déjà bien.  

De plus, ce test peut m’apporter des informations sur le fonctionnement psychique et cognitif de l’enfant, sur sa latéralisation…Je vais pouvoir comparer le degré de maturité de l’enfant en comparaison d’autres enfants de son âge.

 

 

  • Préparation de la passation du test du bonhomme

 

Je prépare le matériel : sept crayons de couleur : bleu, vert, rouge, jaune, violet, marron, noir. Il y a également un crayon noir, une gomme et une feuille de papier qui est présentée verticalement.

 

 

  • Condition de la passation

 

«  Sur cette feuille de papier, tu vas dessiner un bonhomme, aussi beau que possible, et si tu veux, tu peux le colorier. »

Je laisse l’enfant dessiner comme il le veut, en ne lui donnant aucune aide ni critique, appréciation ou suggestion. Je lui dis « fais comme tu veux, comme tu as envie ». Je laisse l’enfant libre du choix de l’emplacement de son dessin, de sa dimension, du sens de la feuille, du coloriage ou non etc. L’enfant note son nom et son âge.

 

 

  • Analyse de la passation (critiques)

 

Je note la dynamique du travail de l’enfant : par où commence-t-il ? Que gomme-t-il ou transforme-t-il ? Sur quelles parties revient-il ? Travaille-t-il « en série », rationnellement ou impulsivement, selon son inspiration momentanée ? L. est très appliquée et prend son temps. Elle réfléchit avant de choisir le crayon approprié. Elle privilégie l’aspect vertical de la feuille. Elle commence par la tête du personnage, puis la robe, le bras droit et gauche et les cheveux. Elle colorie ensuite le visage de son bonhomme en marron. Elle accorde beaucoup de temps au coloriage de la robe.

 

 

  • Analyse des résultats du test

 

Le manuel va m’aider à coter le dessin du bonhomme réalisé (Cf. annexe : Echelle de maturité). Le score correspond au nombre de points donnés pour chaque item présent.

On obtient ainsi 5 notes :

 

Note T (tête) : 8     Quartile : Q3

Note S (schéma corporel) :13  Quartile : Q3

Note V (vêtement) : 2  Quartile : Q3

Note Totale : 23

Note C (couleur) : 3

 

Le bonhomme se situe dans la moitié supérieure de la feuille. Les proportions et dimensions sont « habituelles ». Le tracé est précis. Le bonhomme est statique et est personnalisé par le coloriage précis et net. Ensuite, grâce aux deux types d’étalonnage, je vais classer l’enfant par rapport à la norme de son âge. Cela me permettra d’apprécier son niveau de maturité.

Suivant le tableau d’étalonnage,  la production graphique et motrice de L. semble se situer dans la moyenne supérieure des performances des productions des enfants du même âge, c’est-à-dire dans le quartile 3. En affinant les observations par le tableau d’étalonnage par âge de maturité, on s’aperçoit que L. a des scores pour le schéma dans la tête proches mais supérieurs  aux scores des enfants de son âge. Pour le schéma corporel, le score de L. semble être au-dessus des scores des enfants de son âge. (Score S= 8) et en ce qui concerne le score pour les vêtements, le score de cette petite fille est sensiblement identique à celui des enfants de son âge.

Dans le livret de passation de Royer, quand on prend en compte les éléments du dessin présents de manière ordinaire  pour une enfant de 5 ans (proche de l’âge de L.), tous sont visibles sauf le nez. Mais L. a aussi dessiné des éléments présents dans les dessins des enfants de 6 ans (présence des cheveux, tronc plus long que large). De même des éléments dessinés par L. le sont en général dessinés par des enfants de 7 ans (Présence des doigts, contours du dessin au crayon noir…). Selon Rosine Debray, « Au cours de la 5ème année, les dessins vont prendre un aspect figuratif qu’on leur connaît : le personnage humain apparaît complet, accompagné souvent de maisons, d’animaux, de fleurs, d’arbres qui se détachent sur un fond blanc bordé par deux bandes colorées : le ciel et la terre. Le soleil est fréquemment placé dans un angle. » On retrouve dans cette description des éléments du dessin de L.

En conclusion, la production graphique de L. semble être  représentative de celle des enfants de son âge, voire un peu supérieure.

A la suite de ce test, je peux émettre l’hypothèse d’une coordination motrice et représentationnelle  efficace. Cette hypothèse, pour être validée, nécessite la passation d’un test de la WPPSI 3.

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