développement cognitif et affectif

Les différentes dimensions du développement cognitif et affectif

développement cognitif

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1) de 0 à 18 mois : L’intelligence sensori-motrice

L’enfant découvre le monde et développe son intelligence en manipulant les objets.

Interdire à un enfant de « toucher », c’est en quelque sorte lui interdire de penser, de comprendre, car au tout début, son intelligence est uniquement pratique. Elle se développe grâce à des expériences concrètes.

Selon PIAGET, l’intelligence sensori-motrice est une intelligence sans pensée. L’enfant est incapable de se représenter dans la tête des situations de la vie.

-          Le 1er mois : L’enfant a des réactions réflexes (la succion, il sait téter), c’est une conduite innée : c’est-à-dire programmée dès la naissance.

-          De 2 à8 mois : L’enfant découvre d’abord son propre corps (le pouce).

-          De 5 à 8 mois : Il découvre des objets (un mobile au dessus de son berceau) et cherche à les atteindre.

-          De 18 mois à 3 ans : Une intelligence opératoire concrète :

-          Arrive l’apparition de la pensée abstraite, il est capable de se représenter des situations passées ou imaginaires (images mentales), ex : un enfant sait que son père est rentré car il voit ses chaussures dans l’entrée. Par la suite arrive :

→ L’imitation : Kévin 3 ans, a pris les gants de jardinier de son père et s’est emparé de l’arrosoir pour entretenir le jardin.

→ Le jeu symbolique : Parler à son ours de l’hospitalisation qu’il a subit : ce qui représente une communication différée par le langage, qui permet à la pensée de se dégager de l’action.

-          De 3 à 6 ans :

→ L’intelligence intuitive : De 3 à 6 ans, l’enfant parle bien. Il cherche à comprendre le monde mais il agit par « intuition ». Il n’est pas encore capable de raisonner (il le sera à 7 ans seulement).

→ L’acquisition des notions de base : Il acquiert les notions de base élémentaires qui sont les suivantes : La notion d’espace proche (loin/ près/ devant/derrière/gauche/droite) et la notion de nombre réduit (certains enfants de 5 ans savent compter jusqu’à 20).

2) Des troubles normaux soit répondant  une régression :

Dans cette partie sur les différentes dimensions du fonctionnement psychique, les auteurs du texte rappellent l’antagonisme entre le développement  intellectuel et affectif.

Le développement intellectuel concerne les compétences, les capacités cognitives et motrices.

D’après Anne Andronikof (professeur à l’université de Paris X-Nanterre, et directrice du laboratoire IPSé, psychopathologie de l’identité, de la pensée et des processus de santé), l’enfant est intelligent d’après son efficience intellectuelle, c’est-à-dire son Q.I :

-          Soit le Q.I de l’enfant est bas, on déduit alors qu’il présente des troubles cognitifs, on préconise de poursuivre l’examen psychologique par des tests instrumentaux, neurologiques.

Soit son Q.I est moyen ou supérieur à la moyenne : on note alors la présence de troubles cognitifs et on lui propose des tests projectifs : c’est-à-dire des tests qui font appel aux mécanismes de la projection à partir de matériel sans signification : taches d’encre, où l’enfant exprimera ses pensées fantasmatiques et affectives de sa personnalité. En bref, la question qui se pose à travers les différentes dimensions du dysfonctionnement psychique est de savoir si ces troubles cognitifs présents chez l’enfant que ce soit au niveau du comportement, de la logique du raisonnement sont dus à une régression de la part de l’enfant ou à un processus normal de développement et de changement.



categoriaTest QI Enfant commentoNo Comments datajuin 1st, 2010

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