6 ans : Un âge clé du développement cognitif

6 ans : Un âge clé du développement cognitif et une évolution importante

cognitif enfant de 6 ans

cognitif enfant de 6 ans

6 ans est un âge inquiétant pour l’enfant. En effet lors du moment du passage à l’école élémentaire l’enfant subit une profonde mutation. C’est-à-dire qu’il quitte sa première enfance, ses apprentissages premiers pour la grande école, un passage vers une seconde enfance, il passe aux apprentissages fondamentaux où il va avoir besoin de nouvelles notions. I l va adopter de nouvelles attitudes : son activité intellectuelle et ses relations sociales vont être modifiées. Ses capacités se métamorphosent : sa pensée, son regard sur lui-même. Il va s’apercevoir qu’il pense et que ce qu’il pense est intéressant : « Je découvre que je suis un individu qui fait partie d’une société et je prends conscience de l’existence de semblables avec lesquels je peux entrer en interaction ; J’apprends à prendre la parole, à me faire respecter, à occuper ma place et je vais aussi accorder de l’importance et de l’intérêt à la parole de l’autre et à la place qui est la sienne ».

1) Les trois pôles d’évolution chez l’enfant

Depuis la naissance, l’évolution d’un individu s’organise autour de trois pôles :

a) Les relations avec les humains :

C’est-à-dire la vie en société, les relations avec le père, la mère, la fratrie, les autres enfants. Ce pôle relève du cognitif :

→ L’intelligence intuitive : L’enfant parle bien. Il cherche à comprendre le monde qui l’entoure mais agit par « intuition », par des notions de base, comme nous l’avons mentionné précédemment la notion d’espace proche (loin/près/devant/derrière…), la notion de temps proche (aujourd’hui, hier, demain, matin, après-midi, soir), la notion de nombre réduit.

Il relève également de l’affectif : les rapports avec l’adulte sont variant suivant que l’adulte soit gratifiant ou non pour l’enfant :

→ Les rapports avec la mère : Tendance à une relation fusionnelle avec la mère, mais il va apprendre à s’en détacher progressivement, vers 3 ans c’est une période d’individualisation : il devient un individu à part entière, pour la première fois il dit « Je » et se positionne comme sujet (parle de lui).

→ Les rapports avec le père : L’image paternelle peut émerger de la conscience de l’enfant et se différencier progressivement de l’image maternelle. Pour un père, la communication est brève, le père va exiger plus de clarification, plus de correction que la mère qui sera plus souple.

→ Les rapports avec la fratrie : Il peut y avoir une relation aimante et complice vécue, comme il peut y avoir une relation conflictuelle : l’aîné souvent perturbé par l’arrivée d’un frère ou d’une petite sœur, perd son statut d’enfant unique, cela suscite chez l’aîné une variété de sentiments : l’intérêt (il veut s’en occuper, le porter), la jalousie, la peur (peur d’être oubli, de ne plus être aimé), la régression (se comporte comme un bébé, ne parle plus il babille, ne va plus au pot, se traîne à quatre pattes), l’agressivité.

Il faut expliquer à l’enfant que l’amour pour l’un n’exclut pas l’amour pour l’autre.

b) Les relations avec les objets (non humains) :

Le pôle relève de l’objectif, c’est-à-dire des actions de l’enfant (jeux, pensées) ont un sens :

→ Le jeu coopératif : Il s’agit d’un jeu symbolique « collectif » avec une organisation en fonction d’un but (cache-cache).

→ Vers 7 ans : Les jeux sociaux. Les jeux comportent des règles codifiant les rapports entre les joueurs. L’enfant a intériorisé les « normes sociales », qui se réalisent grâce à :

→ L’imitation : L’enfant dans son désir d’être grand, imite l’adulte dans son comportement.

→ La sanction : Celle-ci peut être positive : (récompense, félicitations, elle renforce le respect des normes sociales) ou négatives (elle crée des limites).

Le pôle relève également de l’affectif :

Qu’il soit intellectuel :

Le besoin des autres, de vivre en société, de jouer, d’innover, de découvrir.

Ou physique :

Parler, exprimer un désir ou un sentiment en tendant les bras en embrassant, en manipulant, en montrant du doigt.

c) L’investissement du sujet par lui-même :

Il est sujet à des modifications en fonction de l’âge, de l’environnement (l’entourage, les objets à disposition, la salubrité : un enfant n’ayant pas de jouet, pas de lumière ayant de mauvaises conditions de vie ne peut apprendre convenablement, il apprend moins bien et moins vite que les autres),  mais aussi des lois du passage à l’école élémentaire : ça veut dire qu’il va devoir se surpasser, faire face à de nouveaux horizons, à de nouvelles règles, à de nouveaux apprentissages (lecture, écriture, mémorisation, raisonnement, logique, récitation, étude d’images et pour certains l’apprentissage d’une seconde langue).

d) Des étapes faisant partie du processus de développement :

Les auteurs nous indiquent que cette dynamique fait partie du processus de développement, il traverse des moments d’équilibre c’est-à-dire un surpassement de ses capacités et à des déséquilibres : troubles du comportement. Tels que des réactions anxieuses (une peur panique de l’échec, un besoin d’approbation d’autrui, pleure quand il voit son parent partir de l’école), un besoin affectif accru : demande à être pris dans les bras, à être porté), ainsi que de troubles du langage, du sommeil, de permettent de s’ouvrir à de nouvelles connaissances et d’avancer.

Au CP, les rapports changent, ils sont imposés (obligation d’apprendre, de retenir, d’écrire ce qu’on nous demande) en suivant l’ordre imposé, et s’habituer au rythme d’apprentissage. L’enfant est donc sur stimulé, il va devoir mémoriser des connaissances, les mobiliser lorsqu’il le faut, et apprendre à les retranscrire.

Cette période de perturbations, finira par se réguler, mais me fait d’être sur stimulé le conduit à se sentir inintelligent. Dans ce cas des mécanismes de défense apparaissent : « l’omnipotence » (au dessus de tout, surpuissant), ce qui va lui permettre de faire face aux situations, mais ce comportement entraîne des complications (l’hyperactivité, l’insolence) ou au contraire, « l’inhibition » : « je suis nul ». Certains adoptent alors un comportement passif et se renferment.

2) Ce qu’il faut comprendre sur ces phases d’évolutions :

Il ne faut pas se précipiter sur les troubles de l’enfant, mais d’en comprendre les sources, le fonctionnement, afin que le psychologue puisse dégager des voies possibles pour l’enfant, tout en le gardant maître de sa situation, comme disait Binet : « comment tu t’appelles », et Piaget : « alors, qu’est ce que tu en penses ? ».



categoriaTest QI Enfant commentoNo Comments datajuin 1st, 2010

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