Enfant ayant un QI de 120

qi 120
Un enfant âgé de 10 ans qui présente des résultats similaires à ceux de la moyenne des enfants de 12 ans est un petit qui a « douze ans d’âge mental ». Son quotient intellectuel est évalué à un qi 120. Ce résultat a été déterminé par la technique du QI Classique appelée aussi le calcul du QI en âge mental. En effet, pour arriver à évaluer le quotient intellectuel d’un enfant avec ce type de test, il est obligatoire de prendre en considération l’âge mental du postulant. Le test de QI classique a été conçu spécialement pour les enfants.
On s’en sert généralement pour détecter d’une part ceux qui présentent des difficultés ou des retards dans le domaine scolaire et d’autre part ceux qui sont doués, surdoués ou précoces. Il permet également de déterminer l’âge mental du petit par rapport à son âge. Pour calculer à partir du test QI classique le QI d’un enfant, on effectue le rapport entre l’âge mental de ce dernier révélé par le test avec son âge réel et on multiplie par cent d’où le qi 120 du cas énoncé ci-dessus.
Le Quotient Intellectuel chez l’enfant

qi chez l'enfant
Le qi chez l’enfant est un sujet précaire.
En effet, déterminer les précocités de ces petits êtres s’avère beaucoup plus difficile par rapport aux adultes puisque les tests ne suffisent pas, plusieurs examens psychologiques doivent également entrer en compte. Plusieurs signes d’avertissement peuvent cependant être observés, des symptômes qui devraient mettre la puce à l’oreille chez les parents. On peut associer les troubles comportementaux, surtout en classe, l’hyperactivité, les difficultés d’adaptation et l’ennui à un quotient intellectuel anormalement élevé par rapport à la moyenne. Selon les chercheurs, une moyenne légèrement basse en classe voire même un échec scolaire cuisant peut se traduire par un quotient intellectuel assez élevé.
Néanmoins, cela n’est pas obligatoire. Tout enfant correspondant à ce profil n’est pas forcément précoce. L’avis d’un spécialiste, grâce à divers tests de personnalités et psychologiques, est toujours indispensable pour déterminer si l’enfant est surdoué ou non. Outre ces épreuves, un test évaluant les facultés intellectuelles de l’enfant doit être effectué mais toujours sous la surveillance d’un spécialiste. Le test qi chez l’enfant doit se baser sur sa vitesse de traitement de l’information, sa mémoire visuelle, sa coordination visuo-motrice, sa flexibilité cognitive et sa concentration.
Test QI chez l’enfant: rôle du psychologue
Au départ emmener son enfant chez un psychologue consistait à empêcher des problèmes pouvant nuire à sa scolarité et à cette image d’enfant « modèle ». Pour la plupart le psychologue devait détenir la solution pour remettre l’enfant dans le droit chemin.
Mais la conception de Binet, Piaget et de Pauline Kergomard ont souligné le fait que les perturbations rencontrées lors du passage à l’école élémentaire s’inscrivent dans un cadre de développement intellectuel et de nécessité, l’enfant doit rester sujet de sa parole, il doit penser par lui-même, se confronter aux situations de la vie, il faut le guider dans son développement sans le préprogrammer car c’est ce qui risque de lui faire perdre tout ce qu’il a testé et acquis jusqu’ici et le rendre beaucoup moins performant, l’empêcher, c‘est le priver d’apprendre. On sait à présent, qu’un psychologue guide sa démarche autour du sujet lui-même, c’est-à-dire qu’il tâche de comprendre le fonctionnement de l’enfant, de déterminer s’il ya ou non un problème et de conduire l’enfant à réfléchir sur lui-même et qu’il trouve la solution. Pour se faire il va s’appuyer sur des tests d’intelligence en dissociant ses capacités de ses performances.
Méthode du psychologue pour mesurer le qi de l’enfant
La méthode du psychologue :

psychologue pour enfant
Le psychologue, doit prendre en compte les besoins de l’enfant, c’est pour cela qu’il va établir avec lui un « bilan », où il ne s’agit pas à ce que le psychologue cherche les problèmes de l’enfant et lui donne une solution miracle, comme chez un médecin généraliste. Il va chercher avec l’enfant, la source de son problème, les raisons des obstacles qu’il rencontre. Le psychologue est là pour entendre les discours de l’enfant, sa tâche ne consiste pas essentiellement à opérer sa synthèse mais permettre un déplacement avec la médiation des tests (test de personnalité : RORSCHACH, l’échelle de Wechsler), et d’en parler autrement à l’enfant, aux parents et autres intervenants.
On ne peut dire qu’un enfant demande à voir un psychologue. Cette démarche est véhiculée par les parents ou par l’école, qui s’inquiètent à son sujet.
Il s’agirait d’entrer en relation clinique avec l’enfant, lui poser des questions pour le conduire à réfléchir sur lui-même, il va l’aider à se poser les bonnes questions : « selon toi, qu’est ce que tu ne comprends pas dans les mathématiques ? ».
Le psychologue va s’interroger sur les modes de relation de l’enfant par rapport au monde extérieur des personnes et des objets physiques, il va également s’interroger sur ses conditions de vie : situation parentale, mauvais traitement, conditions d’hébergement. Une recherche effectuée par Gilles Lemmel, va démontrer que le Q.I n’a aucun rapport avec les capacités intellectuelles de l’enfant. Il a constaté que d’élèves de Q.I moyen répartis en deux groupes n’ont aucune différence en ce qui concerne le comportement, la seule différence existante c’est que certains élèves forts ont une capacité à avoir des repères internes solides, pour faire face aux situations, la capacité à se critiquer. A l’inverse des élèves faibles qui évitent les conflits et se replient. Le cognitif et l’affectif ne peuvent s’opposer car l’enfant pense grâce à l’affectif et au cognitif.
Le but de l’examen psychologique :
Le but de l’examen psychologique est de comprendre les besoins propres de l’enfant, déterminer les domaines dans lesquels il ne présente aucune difficulté, car ils sont plus évidents à définir que les dysfonctionnements afin de concevoir des réponses aux questions posées. Le but n’étant pas seulement d’identifier les problèmes de l’enfant, mais de comprendre comment il raisonne, quelles sont les sources de sa difficulté et de savoir si c’est normal ou un réel problème. Il ne s’agit pas de conditionner l’enfant être autrement, à être « idéal » c’est-à-dire autonome, performant, calme. Le psychologue doit pratiquer une relation clinique pour mener l’enfant à se dégager pour son développement intellectuel.
6 ans : L’attente d’un enfant idéal
6 ans : L’attente d’un enfant idéal
1) La conception de l’intelligence chez l’enfant, d’après Binet et Piaget :
a) Alfred Binet :

6 ans enfant idéal
Alfred Binet est né à Nice le 8 juillet 1857 et mort le 28 octobre 1911 à Paris. C’est un pédagogue et un psychologue français. Fils d’un médecin et d’une artiste peintre, il débute des études de droit de médecine et de sciences naturelles. En 1884, il commence des études de sciences naturelles à la Sorbonne. En 1905, à la demande du gouvernement français, Binet publie une échelle métrique de l’intelligence élaborée avec Théodore Simon appelée la « psychométrie ». Cette échelle a pour but de mesurer le développement de l’intelligence des enfants en fonction de l’âge. Ce travail sera le point de départ de nombreux autres tests, en particulier le Quotient Intellectuel ou Q.I.
b) Jean Piaget :
Jean William Fritz Piaget, né le 9 août à Neuchâtel et mort le 16 septembre1980 à Genève. C’est un psychologue, biologiste, logicien et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie (l’étude des connaissances) avec ce qu’il appela l’épistémologie génétique. Fils de d’Arthur Piaget professeur en littérature médiévale, et de la Française Rebecca Jackson. J.Piaget étudie à Zurich où il a été le premier à expliquer la psychanalyse en France sous forme d’une conférence en 1919 à la société Binet. Plu tard, il va étudier la psychologie expérimentale et va délimiter son champ de recherche, « comment les connaissances se développent – elles ? ». Il interroge des enfants et met en place l’entretien clinique : correspond à une interrogation guidée mais souple pour mettre en évidence le niveau de raisonnement de l’enfant, elle se base sur des situations épreuves. En 1955 il fonde le « Centre international d’épistémologie génétique ». Son but est d’accroître les connaissances dans la pensée scientifique et dans le développement de l’enfant. Pour Piaget l’acquisition de la connaissance chez l’enfant est un phénomène de construction, pour apprendre l’enfant se construit une théorie du monde qui l’entoure grâce à l’expérimentation, c’est-à-dire qu’il va enrichir cette théorie à partir d’expériences et de connaissances. Cette théorie de Piaget est basée sur le « Constructivisme » : un courant de l’épistémologie qui considère l’acquis de la connaissance par la construction. Piaget reprend les concepts Baldwiniens (James Mark Baldwin, philosophe et théologien américain, où sa théorie se développe sous une psychologie génétique de l’intelligence, c’est-à-dire que pour lui, les connaissances dépendent d’un processus de construction sociale). Il s’appuie sur les travaux de Binet et les enrichit à la demande de Simon.
Par exemple : L’égocentrisme : traduit l’indifférenciation du sujet et de l’objet, ainsi que la confusion du point de vue propre avec celui d’autrui.
En clair, Pour ces deux praticiens, la question n’est pas de savoir si un enfant est ou non « intelligent » mais de comprendre comment il pense et comment il sait qu’il est capable de penser.
c) Un enfant pré conditionné par les parents :
En effet nous avons énoncé précédemment le fait que l’âge de 6 ans est préoccupant pour l’enfant. Mais il fait également l’objet de nombreuses préoccupations pour les parents. L’entourage, l’école, attendent en général de l’enfant qu’il se montre intelligent, calme, attentif, autonome, qu’il aille à l’école avec plaisir et qu’il ne se montre pas turbulent. L’ensemble des croyances de la part de l’entourage véhicule une image espérée d’un « enfant idéal », l’enfant parfait. L’entourage croit qu’en dépistant à temps les troubles qui pourraient entraver à cette image de l’enfant suprême pourraient lui éviter l’échec scolaire. Pour ce faire, l’enfant est amené en consultation chez un psychologue (poussé ou non par une demande de l’école), et on attend du professionnel qu’il trouve le remède miracle qui rendra cet enfant attentif et performant. On peut en conclure, que l’enfant est sujet à une préprogrammation, à un préconditionnement de la part de son entourage pour qu’il devienne un élève sérieux et modèle. Cela veut dire qu’on le prive d’une étape de sa vie, on le prive d’une expérimentation et on le force à devenir un exemple autant dans le comportement que dans les performances intellectuelles. D’après Marie Luce Verdier Gibello, si l’enfant devient un objet de soin, de réparations comme un robot, après tant de préoccupation, il risque de se déposséder de son vécu (des expériences acquises qu’elles soient bonnes ou mauvaises) et de devenir beaucoup moins performant.
Après, cette conception exagérée de l’enfant « idéal », nous avons jugé intéressant de s’appuyer sur a conception d’une célèbre institutrice Pauline Kergomard, qui répond à ce discours de façon totalement antagoniste.
d) Pauline Kergomard : le rôle de l’école, l’enfant doit rester libre.
Pauline Kergomard, née le 24 avril 1838 à Bordeaux et morte en 1925 à Saint Maurice est la fondatrice de l’école maternelle en France. Née dans une famille protestante, elle devient institutrice à 18 ans. En 186, elle monte à Paris et se marie. Elle tient une école privée, et devient la directrice de l’ami de l’enfance, revue pour les salles d’asiles (ancien nom donné à l’école). Pauline Kergomard est à l’origine de la transformation des salles d’asiles en écoles maternelles (à l’époque les salles d’asiles regroupaient toutes les tranches d’âges), formant la base du système scolaire. En 1881, Jules Ferry (homme politique français) la nomme inspectrice générale des écoles maternelles, elle réclame des jeux pour les enfants et un mobilier adapté à leur taille. En 1880, les salles d’asiles sont dirigées par des congréganistes. L’éducation y est rigide et stricte, incluant : l’instruction religieuse et moraliste. Poussée par le mouvement rousseauiste, elle va tenter d’intégrer une méthode où la liberté de l’enfant est respectée. En effet, il faut savoir, que les professeurs éduquaient de manière stricte les élèves afin qu’ils se plient aux règles de la société et qu’ils ne s’écartent pas du droit chemin, la priorité étant d’en faire des futurs bons travailleurs. Elle va donc s’atteler à la formation des directrices et y intégrer la coéducation dans les écoles, elle va visiter les salles d’asiles à partir desquelles elle va écrire un ouvrage « l’éducation maternelle dans l’école ». Elle est outrée par le manque d’hygiène, d’amour pour les enfants, et les bêtises de certaines directrices. Elle n’hésite donc pas mobiliser ses relations, les inspecteurs d’Académie pour qu’ils voient les problèmes graves subsistant sur le terrain. Elle sera la troisième femme à être décorée de la Légion d’honneur. Pour elle, l’école maternelle est une grande famille où l’éducatrice se présente comme une « mère intelligente et dévouée », c’est-à-dire un lieu où les enfants apprennent à vivre ensemble et à se respecter, elle compense un manque de famille mais ne la remplace pas (à l’époque c’était destiné aux enfants pauvres et orphelins). Il est donc indispensable de respecter la dignité et la liberté de l’enfant, qu’il fasse son « métier d’enfant », qu’il prenne son temps, qu’il soit heureux avant d’être instruit, préparer l’intelligence à ce qu’on lui enseignera en tant voulu, laisser l’enfant toucher, palper, tester, regarder, jouer, seul ou avec les autres, l’empêcher de toucher c’est l’empêcher de grandir, d’apprendre, peu d’instruction mais du jeu, qu’on le laisse parler de ce qu’il aime, qu’on l’écoute, qu’on lui apprenne la morale par les faits, qu’il comprenne le sens de la punition qui doit être en rapport avec la faute. D’un point de vue pratique : il faut accorder du temps à leur hygiène de vie (santé et dignité vont ensemble), l’ornement des salles, important pour susciter leur intérêt, les sortir, pour découvre le monde extérieur, supprimer les leçons d’histoire.
L’éducatrice doit être attentive et délicate, elle doit les nourrir autant dans les connaissances intellectuelles que dans les connaissances morales, pour en faire des êtres bien portants, intelligents et heureux. Pour conclure, l’enfant doit apprendre par lui-même, il doit vivre sa propre expérience de la vie, prendre son temps sur les découvertes et les acquisitions intellectuelles et physiques, il ne faut pas empêcher les enfants de toucher ça serait les priver d’une expérience qui contribuerait à leur maturité, l’éducatrice n’est pas là pour les conformer, mais pour les encadrer, ils ne doivent pas être soumis à des règles ils doivent rester libres et penser par eux-mêmes, l’adulte n’est qu’un adjuvant de son épanouissement il doit être présent autant pour l’affectif que le cognitif.
Cette étude de la conception de Pauline Kergomard par rapport à l’enfant idéal, démontre qu’il ne faut pas soumettre l’enfant à un conformisme, il faut le laisser penser par lui-même et pas le programmer comme un robot pour qu’il atteigne la perfection, et la performance intellectuelle, car c’est une idée totalement illusoire et chimérique. A présent, nous allons parler du rôle du psychologue avec l’enfant et démontrer qu’il laisse l’enfant sujet de sa parole, maître de lui-même.
6 ans : Un âge clé du développement cognitif
6 ans : Un âge clé du développement cognitif et une évolution importante

cognitif enfant de 6 ans
6 ans est un âge inquiétant pour l’enfant. En effet lors du moment du passage à l’école élémentaire l’enfant subit une profonde mutation. C’est-à-dire qu’il quitte sa première enfance, ses apprentissages premiers pour la grande école, un passage vers une seconde enfance, il passe aux apprentissages fondamentaux où il va avoir besoin de nouvelles notions. I l va adopter de nouvelles attitudes : son activité intellectuelle et ses relations sociales vont être modifiées. Ses capacités se métamorphosent : sa pensée, son regard sur lui-même. Il va s’apercevoir qu’il pense et que ce qu’il pense est intéressant : « Je découvre que je suis un individu qui fait partie d’une société et je prends conscience de l’existence de semblables avec lesquels je peux entrer en interaction ; J’apprends à prendre la parole, à me faire respecter, à occuper ma place et je vais aussi accorder de l’importance et de l’intérêt à la parole de l’autre et à la place qui est la sienne ».
1) Les trois pôles d’évolution chez l’enfant
Depuis la naissance, l’évolution d’un individu s’organise autour de trois pôles :
a) Les relations avec les humains :
C’est-à-dire la vie en société, les relations avec le père, la mère, la fratrie, les autres enfants. Ce pôle relève du cognitif :
→ L’intelligence intuitive : L’enfant parle bien. Il cherche à comprendre le monde qui l’entoure mais agit par « intuition », par des notions de base, comme nous l’avons mentionné précédemment la notion d’espace proche (loin/près/devant/derrière…), la notion de temps proche (aujourd’hui, hier, demain, matin, après-midi, soir), la notion de nombre réduit.
Il relève également de l’affectif : les rapports avec l’adulte sont variant suivant que l’adulte soit gratifiant ou non pour l’enfant :
→ Les rapports avec la mère : Tendance à une relation fusionnelle avec la mère, mais il va apprendre à s’en détacher progressivement, vers 3 ans c’est une période d’individualisation : il devient un individu à part entière, pour la première fois il dit « Je » et se positionne comme sujet (parle de lui).
→ Les rapports avec le père : L’image paternelle peut émerger de la conscience de l’enfant et se différencier progressivement de l’image maternelle. Pour un père, la communication est brève, le père va exiger plus de clarification, plus de correction que la mère qui sera plus souple.
→ Les rapports avec la fratrie : Il peut y avoir une relation aimante et complice vécue, comme il peut y avoir une relation conflictuelle : l’aîné souvent perturbé par l’arrivée d’un frère ou d’une petite sœur, perd son statut d’enfant unique, cela suscite chez l’aîné une variété de sentiments : l’intérêt (il veut s’en occuper, le porter), la jalousie, la peur (peur d’être oubli, de ne plus être aimé), la régression (se comporte comme un bébé, ne parle plus il babille, ne va plus au pot, se traîne à quatre pattes), l’agressivité.
Il faut expliquer à l’enfant que l’amour pour l’un n’exclut pas l’amour pour l’autre.
b) Les relations avec les objets (non humains) :
Le pôle relève de l’objectif, c’est-à-dire des actions de l’enfant (jeux, pensées) ont un sens :
→ Le jeu coopératif : Il s’agit d’un jeu symbolique « collectif » avec une organisation en fonction d’un but (cache-cache).
→ Vers 7 ans : Les jeux sociaux. Les jeux comportent des règles codifiant les rapports entre les joueurs. L’enfant a intériorisé les « normes sociales », qui se réalisent grâce à :
→ L’imitation : L’enfant dans son désir d’être grand, imite l’adulte dans son comportement.
→ La sanction : Celle-ci peut être positive : (récompense, félicitations, elle renforce le respect des normes sociales) ou négatives (elle crée des limites).
Le pôle relève également de l’affectif :
Qu’il soit intellectuel :
Le besoin des autres, de vivre en société, de jouer, d’innover, de découvrir.
Ou physique :
Parler, exprimer un désir ou un sentiment en tendant les bras en embrassant, en manipulant, en montrant du doigt.
c) L’investissement du sujet par lui-même :
Il est sujet à des modifications en fonction de l’âge, de l’environnement (l’entourage, les objets à disposition, la salubrité : un enfant n’ayant pas de jouet, pas de lumière ayant de mauvaises conditions de vie ne peut apprendre convenablement, il apprend moins bien et moins vite que les autres), mais aussi des lois du passage à l’école élémentaire : ça veut dire qu’il va devoir se surpasser, faire face à de nouveaux horizons, à de nouvelles règles, à de nouveaux apprentissages (lecture, écriture, mémorisation, raisonnement, logique, récitation, étude d’images et pour certains l’apprentissage d’une seconde langue).
d) Des étapes faisant partie du processus de développement :
Les auteurs nous indiquent que cette dynamique fait partie du processus de développement, il traverse des moments d’équilibre c’est-à-dire un surpassement de ses capacités et à des déséquilibres : troubles du comportement. Tels que des réactions anxieuses (une peur panique de l’échec, un besoin d’approbation d’autrui, pleure quand il voit son parent partir de l’école), un besoin affectif accru : demande à être pris dans les bras, à être porté), ainsi que de troubles du langage, du sommeil, de permettent de s’ouvrir à de nouvelles connaissances et d’avancer.
Au CP, les rapports changent, ils sont imposés (obligation d’apprendre, de retenir, d’écrire ce qu’on nous demande) en suivant l’ordre imposé, et s’habituer au rythme d’apprentissage. L’enfant est donc sur stimulé, il va devoir mémoriser des connaissances, les mobiliser lorsqu’il le faut, et apprendre à les retranscrire.
Cette période de perturbations, finira par se réguler, mais me fait d’être sur stimulé le conduit à se sentir inintelligent. Dans ce cas des mécanismes de défense apparaissent : « l’omnipotence » (au dessus de tout, surpuissant), ce qui va lui permettre de faire face aux situations, mais ce comportement entraîne des complications (l’hyperactivité, l’insolence) ou au contraire, « l’inhibition » : « je suis nul ». Certains adoptent alors un comportement passif et se renferment.
2) Ce qu’il faut comprendre sur ces phases d’évolutions :
Il ne faut pas se précipiter sur les troubles de l’enfant, mais d’en comprendre les sources, le fonctionnement, afin que le psychologue puisse dégager des voies possibles pour l’enfant, tout en le gardant maître de sa situation, comme disait Binet : « comment tu t’appelles », et Piaget : « alors, qu’est ce que tu en penses ? ».
développement cognitif et affectif
Les différentes dimensions du développement cognitif et affectif

développement cognitif
1) de 0 à 18 mois : L’intelligence sensori-motrice
L’enfant découvre le monde et développe son intelligence en manipulant les objets.
Interdire à un enfant de « toucher », c’est en quelque sorte lui interdire de penser, de comprendre, car au tout début, son intelligence est uniquement pratique. Elle se développe grâce à des expériences concrètes.
Selon PIAGET, l’intelligence sensori-motrice est une intelligence sans pensée. L’enfant est incapable de se représenter dans la tête des situations de la vie.
- Le 1er mois : L’enfant a des réactions réflexes (la succion, il sait téter), c’est une conduite innée : c’est-à-dire programmée dès la naissance.
- De 2 à8 mois : L’enfant découvre d’abord son propre corps (le pouce).
- De 5 à 8 mois : Il découvre des objets (un mobile au dessus de son berceau) et cherche à les atteindre.
- De 18 mois à 3 ans : Une intelligence opératoire concrète :
- Arrive l’apparition de la pensée abstraite, il est capable de se représenter des situations passées ou imaginaires (images mentales), ex : un enfant sait que son père est rentré car il voit ses chaussures dans l’entrée. Par la suite arrive :
→ L’imitation : Kévin 3 ans, a pris les gants de jardinier de son père et s’est emparé de l’arrosoir pour entretenir le jardin.
→ Le jeu symbolique : Parler à son ours de l’hospitalisation qu’il a subit : ce qui représente une communication différée par le langage, qui permet à la pensée de se dégager de l’action.
- De 3 à 6 ans :
→ L’intelligence intuitive : De 3 à 6 ans, l’enfant parle bien. Il cherche à comprendre le monde mais il agit par « intuition ». Il n’est pas encore capable de raisonner (il le sera à 7 ans seulement).
→ L’acquisition des notions de base : Il acquiert les notions de base élémentaires qui sont les suivantes : La notion d’espace proche (loin/ près/ devant/derrière/gauche/droite) et la notion de nombre réduit (certains enfants de 5 ans savent compter jusqu’à 20).
2) Des troubles normaux soit répondant une régression :
Dans cette partie sur les différentes dimensions du fonctionnement psychique, les auteurs du texte rappellent l’antagonisme entre le développement intellectuel et affectif.
Le développement intellectuel concerne les compétences, les capacités cognitives et motrices.
D’après Anne Andronikof (professeur à l’université de Paris X-Nanterre, et directrice du laboratoire IPSé, psychopathologie de l’identité, de la pensée et des processus de santé), l’enfant est intelligent d’après son efficience intellectuelle, c’est-à-dire son Q.I :
- Soit le Q.I de l’enfant est bas, on déduit alors qu’il présente des troubles cognitifs, on préconise de poursuivre l’examen psychologique par des tests instrumentaux, neurologiques.
Soit son Q.I est moyen ou supérieur à la moyenne : on note alors la présence de troubles cognitifs et on lui propose des tests projectifs : c’est-à-dire des tests qui font appel aux mécanismes de la projection à partir de matériel sans signification : taches d’encre, où l’enfant exprimera ses pensées fantasmatiques et affectives de sa personnalité. En bref, la question qui se pose à travers les différentes dimensions du dysfonctionnement psychique est de savoir si ces troubles cognitifs présents chez l’enfant que ce soit au niveau du comportement, de la logique du raisonnement sont dus à une régression de la part de l’enfant ou à un processus normal de développement et de changement.
La conception de l’intelligence chez l’enfant, d’après Piaget

intelligence selon piaget
Jean William Fritz Piaget, né le 9 août à Neuchâtel et mort le 16 septembre1980 à Genève. C’est un psychologue, biologiste, logicien et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie (l’étude des connaissances) avec ce qu’il appela l’épistémologie génétique. Fils de d’Arthur Piaget professeur en littérature médiévale, et de la Française Rebecca Jackson. J.Piaget étudie à Zurich où il a été le premier à expliquer la psychanalyse en France sous forme d’une conférence en 1919 à la société Binet. Plu tard, il va étudier la psychologie expérimentale et va délimiter son champ de recherche, « comment les connaissances se développent – elles ? ». Il interroge des enfants et met en place l’entretien clinique : correspond à une interrogation guidée mais souple pour mettre en évidence le niveau de raisonnement de l’enfant, elle se base sur des situations épreuves. En 1955 il fonde le « Centre international d’épistémologie génétique ». Son but est d’accroître les connaissances dans la pensée scientifique et dans le développement de l’enfant. Pour Piaget l’acquisition de la connaissance chez l’enfant est un phénomène de construction, pour apprendre l’enfant se construit une théorie du monde qui l’entoure grâce à l’expérimentation, c’est-à-dire qu’il va enrichir cette théorie à partir d’expériences et de connaissances. Cette théorie de Piaget est basée sur le « Constructivisme » : un courant de l’épistémologie qui considère l’acquis de la connaissance par la construction. Piaget reprend les concepts Baldwiniens (James Mark Baldwin, philosophe et théologien américain, où sa théorie se développe sous une psychologie génétique de l’intelligence, c’est-à-dire que pour lui, les connaissances dépendent d’un processus de construction sociale). Il s’appuie sur les travaux de Binet et les enrichit à la demande de Simon.
Par exemple : L’égocentrisme : traduit l’indifférenciation du sujet et de l’objet, ainsi que la confusion du point de vue propre avec celui d’autrui.
En clair, Pour ces deux praticiens, la question n’est pas de savoir si un enfant est ou non « intelligent » mais de comprendre comment il pense et comment il sait qu’il est capable de penser.
La conception de l’intelligence chez l’enfant, d’après Binet

qi selon binet
Alfred Binet est né à Nice le 8 juillet 1857 et mort le 28 octobre 1911 à Paris. C’est un pédagogue et un psychologue français. Fils d’un médecin et d’une artiste peintre, il débute des études de droit de médecine et de sciences naturelles. En 1884, il commence des études de sciences naturelles à la Sorbonne.
En 1905, à la demande du gouvernement français, Binet publie une échelle métrique de l’intelligence élaborée avec Théodore Simon appelée la « psychométrie ». Cette échelle a pour but de mesurer le développement de l’intelligence des enfants en fonction de l’âge. Ce travail sera le point de départ de nombreux autres tests, en particulier le Quotient Intellectuel ou Q.I.
Facteurs génétiques et réussite scolaire

facteurs genetiques réussite
La génétique quantitative, à travers la méthode des jumeaux et l’étude de l’héritabilité, permet de découvrir les influences des facteurs génétiques et environnementaux sur l’origine des différences individuelles au niveau de l’aptitude cognitive générale et de la réussite scolaire.
Lorsqu’on s’intéresse à la covariance entre ces deux phénotypes, il est possible de mettre en évidence une étiologie génétique en ce qui concerne leurs points communs et une étiologie environnementale en ce qui concerne leurs différences. Plus particulièrement, l’influence génétique qui agit sur cette covariance trouverait son origine dans l’aptitude de vitesse mentale des individus.



juillet 2nd, 2010
