La dyssynchronie : le mal de l’enfant précoce

La dyssynchronie : le mal de l’enfant précoce

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Un enfant classé intellectuellement précoce présente une capacité intellectuelle qui se développe à un rythme élevé par rapport à la normale. En 1979, Jean-Charles Terrassier, spécialiste reconnu des enfants précoces, avance le terme de dyssynchronie pour définir les décalages qui résultent de ce phénomène. On distingue la dyssynchronie interne et  la dyssynchronie sociale.

La dyssynchronie interne se manifeste au niveau du psychomoteur et de l’affectif. L’Enfant Intellectuellement Précoce ou (EIP) est souvent alors perçu comme un enfant maladroit. Schématiquement, c’est comme si ses gestes ne suivent pas le rythme effréné de sa pensée. C’est le problème le plus souvent posé aux parents d’un enfant précoce. C’est pour cela que plusieurs EIP se retrouvent en difficulté dans le milieu scolaire ordinaire.

Par ailleurs, la maturité affective d’un Enfant Intellectuellement Précoce n’est pas toujours en adéquation avec son niveau d’intelligence. Cet autre aspect de la dyssynchronie suscite souvent l’incompréhension des parents. En effet, les Enfant Intellectuellement Précoce présentent parfois une anxiété au quotidien ou une peur de la nuit qui semble ne pas correspondre à la qualité de leur intelligence. Pour compenser, ils mettent alors en place des manies pour évacuer leur anxiété.

La disynchronie sociale concerne de son côté la relation entre l’enfant précoce et son entourage notamment l’école et les autres enfants. Le système éducatif pour les enfants « standards » ne permet pas l’épanouissement des Enfants Intellectuellement Précoce. L’enfant dont l’intelligence est anormalement supérieure est alors en état de dyssynchronie par rapport à son environnement scolaire. Facilement rattrapé par l’ennui faute de challenge au niveau de ses aptitudes. Face aux autres enfants de son âge, l’Enfant Intellectuellement Précoce a souvent du mal à s’intégrer et se retrouve alors souvent seul et marginalisé. Par ailleurs, la dyssynchronie sociale peut aussi affecter la vie familiale de l’enfant. Se considérant comme un adulte, il est souvent difficile pour les parents d’un Enfant Intellectuellement Précoce de lui fixer des limites.

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12 réponses à La dyssynchronie : le mal de l’enfant précoce

  1. Line Petit dit :

    je suis une enfant précoce des années 60 , et je suis toujours passée pour une anormale
    à cette époque . je l’ai su beaucoup plus tard malheureusement car j’ai été jugée toute ma vie . mes 2 fils sont aussi des enfants précoces et la vie en « scolarité dite normale » ne leur a jamais convenue. malgré le fait que les tests aient été contrôlé plusieurs fois personne n’a pris en compte ce  » problème ». mon fils cadet a été détecté à 5 ans ( 165 QI ) et nous l’avons retiré du milieu scolaire car il présentait tous les signes que vous décrivez . beaucoup de soucis c’est vrai , mais maintenant avec une scolarité à domicile il
    a retrouver un  » équilibre » et c’est un jeune homme de 17 ans complètement épanoui .
    pourquoi à l’heure actuelle ne tient on jamais compte de ces enfants ? il n’y a que très peu de structures adaptées , et on ne peut malheureusement pas changer toute la vie d’une famille à cause de ce « problème »!!!! ( pour les autres bien sur )
    si mon témoignage peut servir à des parents dans mon cas , j’en serais très heureuse
    se n’est pas facile de ne pas rentrer dans le « moule » mais il y a toujours une solution

    • Michelle dit :

      Parents d’enfants à haut potentiel, c’est avec beaucoup de joie qu’après les tests nous avons accueilli la nouvelle. Néanmoins, ce fut de courte durée, car alors nous nous sommes heurtés à l’incompréhension du milieu scolaire. Notre fils de 15 ans, notamment, est un adolescent en mal de repères, depuis quelque temps. Et sa scolarité en est affectée. Ses résultats sont extrêmement faibles, et il manque régulièrement les cours.
      Les solutions apportées par le collège sont tout simplement inappropriées. Nous sommes pour ainsi dire dans une impasse. Notre fils n’a plus d’appétence intellectuelle.
      Vous parlez de scolarité à domicile, pouvez-vous nous en dire plus, et quelles sont les autres outils à notre disposition quand un enfant se retrouve progressivement en échec scolaire.

  2. Talbi Leïla dit :

    Bonjour,
    Je voulais demander un avis , à propos de mon fils, 9ans, dont mon entourage me dit qu’il doit être surdoué, car hypersensible, renfermé, pas d’amis de son âge et pas dans le cadre de l’école. C’est pourtant un enfant qui se pose des questions sur la mort, le paradis, l’existence de Dieu, l’univers…Mais il n’aime pas l’école, il peut rester des heures devant ses cours sans avoir rien compris, rien appris! Il pleure qu’il n’y arrive pas, qu’il ne comprend rien, qu’il est trop nul… Je l’ai fait voir à une psychogologue, pour des soucis de cauchemars quotidiens voire pluriquotidiens; la cause à son avis en était la cour d’école, mais pour elle, il n’était en aucun cas surdoué. Le fait est qu’il a toujours des soucis à l’école: pas d’amis, bouc emissaire…J’aimerais des conseils, car je suis un peu perdue! Merci par avance.

    • lebon dit :

      chere leila, je propose d’envisager les problèmes de votre fils de plusieurs points de vue. le cadre de vie est important pour votre enfant la présence du père ou d’un substitu, la possibiliter de jeu à l’extérieur etc je rentre dans les banalitées. ce que je veux vous dire c’est lorsque l’on ai issu de 2 origines vous devez à tout prix concerver vos racine tout en intègrant celles du pays dans lequel vous vivez. c’est necessaire pour l’équilibre de votre fils. il doit connaitre sa langue paternelle et maternelle plus celle de son pays adoptif écrit et parlé, car la culturefrançaise seule, pour lui ne veut rien dire. et c’est comme ça pour tout le monde même les français de souche ont perdu leur niveau en français car au commencement de l’école obligatoire l’état à voulu leur faire oublier leur langue régionale. Et puis il y a les idées toutes faites que ces enfants biligue ,voir plus, parce qu ils ont des parents qui maitrisent pas le français ont systématiquement des pb à l’école et donc comme ça se passait déjà il y a 30 ans ou 40 ans pour eux il y a le fond de la classe. Je ne sais pas s’il est doué mais ce qui est sure c’est qu’il souffre, amenez le chez un thérapeute de la même horigine que vous, dans un dispensaire un cmp pour rencontrer régulièrement quelqu’un qui pourra l’aider et vous aider à l’élever.amicalement

      • moiCmoi dit :

        C’est très bien de vouloir donner ce genre de conseils, mais ce serait encore mieux de ne pas faire de fautes d’orthographe en parlant de niveau en Français. J’ai beau chercher, Leïla n’en a pas fait une seule…
        Bon courage Leïla, j’espère que vous trouverez vite une solution pour votre petit bonhomme.

  3. chris.shal dit :

    Bonjour,
    Pour ma fille, ça a été catastrophique elle était comme un lion en cage à l’école et finalement, dès la sixième elle a fait l’école buissonière, accumulant les problèmes sur tout les plans de la vie ! Un directeur d’internat lui avait dit « c’est dommage que tu n’aies pas sauté une classe en primaire ». Du coup ma fille a été déscolarisée la plupart du temps et a eu une enfance affreuse, ballotée de foyer en foyer car elle était devenue ingérable pour moi qui l’élevait seule et qui avait une santé fragile qui s’est dégradée ! Que de dégâts ! Je suis dégoûtée !

  4. Laurent dit :

    J’ai été un enfant dit « précoce ». Dès l’âge de 5 ans je savais lire, écrire et compter.J’ai eu la chance extraordinaire d’avoir un grand père qui s’est aperçu très vite de ce que j’étais.Très tôt je participais à des conversations dites : « de Grandes Personnes », je ne me sentais pas à ma place avec les enfants de mon âge. Ma scolarité a été exemplaire, pour moi, être le premier n’a jamais été une fierté, je « savais » : un point c’est tout. Mes parents n’ont jamais voulu me faire « sauter de classe » en disant que chaque classe m’apporterait son savoir et que sans ça, j’aurais un jour ou l’autre des lacunes. J’ai passé mon bac à 16 ans avec mention très bien. Ensuite j’ai fait H.E.C, suivi de l’école hôtelière car j’avais trouvé ma voie et à 24 ans j’étais promu Directeur d’un Palace. Je n’ai qu’une fille, qui elle aussi est passionnée par les études, mais dans le milieu médical .

  5. coralie dit :

    Bonjour, j’ai 13 ans et je suis en 3°. Je suis rentrée à l’école en cours d’année (février) et j’ai toujours été proche des adultes, préférant leur compagnie à celle des autres enfants (aujourd’hui encore). J’ai sauté la moyenne section de maternelle. En petite section, ma classe était une double classe (petite + moyenne). Je disais à ma mère que « je me sentais moyenne ». Elle en a alors parlé à la maîtresse, qui du jour au lendemain (sans avertir ma mère…) m’a fait faire du travail de moyen. Je me sentais plus à l’aise. Ma mère a regardé mes cahiers, et s’est aperçue que le niveau de mon travail avait changé. Elle a rencontré la maîtresse, qui lui a dit que j’allais sauter une classe. Je suis passée directement en grande section, où j’étais à l’écart pendant les séances de lecture, toujours accompagnée de deux autres élèves, qui savaient comme moi déjà lire et écrire. La maîtresse nous faisait faire des maths, mais je pleurais souvent car je n’y arrivais pas.
    Arrivée en CP (à 5 ans), la maîtresse a rencontré ma mère au bout de quelques jours. Elle a dit que je n’avais rien à faire en CP, ma mère a eu peur d’avoir fait une erreur en me faisant sauter une classe, mais l’instit a ajouté que je devrais sauter le CP. Ma mère en a parlé avec moi, et nous avons décidé toutes les deux de me laisser en CP car « je devais apprendre à être avec les autres », même si niveau scolaire, je n’avais pas grand-chose à apprendre. A la fin de l’année, ma maîtresse a dit que nous avions eu raison, que j’avais appris beaucoup de choses tout au long de l’année. Je suis passée en CE1 et je n’ai plus sauté de classe. Maintenant je suis au collège, et je suis une très bonne élève (16-17 de moyenne). Je me débrouille assez bien en maths… Je préfère toujours les adultes aux enfant, même si j’ai des amies (je n’en avais qu’une ou deux en maternelle et en primaire). J’ai peur du noir, et je suis incapable de me raisonner. A la maison, j’ai un comportement plutôt « bébé » et je suis souvent scotchée à ma mère, réclamant sans arrêt des bisous et des câlins. Je voudrais faire un test chez un psycologue, mais cela coûte cher.
    Merci de m’avoir lue. Cordialement, coralie.

  6. Clém dit :

    bonjour j’ai 13 ans ma mère est enseignante et des amis et maîtresse qui m’ont eu lui dit ta fille est sans doute surdouer ou précoce c’est vrais que a 6 ans un mois aprés mon entrer en CP je savais lire couramment a 7 j’avais lus 3 harry potter dans certaine matière comme le français la SVT la physique j’ai un niveau exeptionnel mais d’en d’autre comme les math l’orthographe et l’EPS ou je suis moyenne .Mes parent me dise parfois peut t’être que t’est precoce ou surdouer mais j’ai pas envie de faire les tests de peur d’être ettiquetter si c’est le cas que faire ?

  7. vanille1979 dit :

    A Clem : tu es peut-etre précoce, ou surdouée, mais il y a des cours que tu as dûs sauter trop souvent: l’orthographe! Je suis désolée mais au bout de 2 lignes j’en avais marre…et qu’on ne me dise pas que c’est pour écrire plus vite, entre « tu es » et « tu est »…donc si tu veux être prise plus au sérieux, fais attention!

  8. boideau dit :

    bonjour,
    mon petit-fils est intelligent, mais à des difficultés à gérer, son comportement d’adulte et son cerveau d’enfant. C’est un enfant hyperactif.
    Il savait tout juste marcher, qu’il prenait des planches, des ficelles, tout ce qui se trouvait à sa portée, il fabriquait une navette, et il m’expliquait le fonctionnement et l’emplacement des éléments.
    Il est toujours attiré par l’espace, les robots, la construction des navettes, des robots.
    Il est toujours dans son imaginaire, lorsqu’il fait ses devoirs il se déconnecte rapidement, parce qu’il part dans ses idées. Pourtant il a une très bonne mémoire.
    C’est très difficile à gérer, et nous aimerions pouvoir l’aider, mais nous ne savons pas comment.

    ou peut-on faire faire un test pour savoir si cet enfant est surdoué.

    • Lilly dit :

      Bonjour boideau,

      Dans ma famille, nous sommes tous précoces. C’était le cas de mes deux parents (139 et 141 de QI), puis le mien (144) et celui de mon frère cadet (146).

      Mes parents ayant eux-mêmes souffert de cela étant plus jeunes, ils nous ont fait dépister à l’âge de 3 ans. En effet, je lisais et écrivais à tout juste 2 ans, alors que mon petit frère au même âge préférait lui construire toute sorte de choses et posait des questions sur des sujets bien éloignés des préoccupations de son âge (religion, mort …).

      Le meilleur moyen pour savoir si votre petit-fils est intellectuellement précoce est de lui faire passer le test chez un psychologue. Un petit conseil, ne lui expliquez pas de quoi il s’agit, car les enfants intellectuellement précoces sont parfaitement capable de comprendre l’enjeu d’un tel examen et fausser les résultats (d’après la psychologue que mes parents avaient consulté pour moi).

      De plus sachez qu’avoir un QI élevé ne veut pas forcément dire apprendre plus vite que les autres. En effet, les enfants surdoués ont en général un besoin immense de COMPRENDRE mais rechigne devant l’effort d’apprendre, tout simplement car ils n’ont pas l’habitude de se forcer.

      Les enfants précoces sont souvent des créatifs (pas forcément en art). Si votre petit-fils aime bricoler, peut-être pouvez-vous lui proposer des projets plus ambitieux que ceux sur lesquels il « travaille » d’habitude. Cela lui permettra de faire un effort de réflexion tout en s’amusant, sinon il ne le fera pas ! Cela a marché avec mon frère, j’espère que ce sera le cas pour votre petit-fils !

      Lilly

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